La vie, celle qu'il chérissait, ne s'échappait plus de son corps. Par un quelconque miracle, la blessure s'était refermé, et le sang ne coulait plus. Un instant, Luka resta face contre terre. Il ne réalisait pas encore. Sa volonté avait peut-être été la plus forte. Son désir de vivre, de retrouver sa femme, de venger ses enfants. Tout ces sentiments l'avait aider à survivre, il en était sûr. Mais pas seulement.
Il s'assis contre le mur de pierres, toutes ses forces n'étant pas revenu. Pourquoi, ou plutôt, comment avait-il pu survivre. Il n'y connaissait pas grand chose en médecine, mais il se doutait qu'une blessure ainsi ne pouvait guérir d'elle-même, et surtout pas à cette vitesse. Alors quoi ? Plus il regardait sa main, maintenant taché, plus il se disait qu'il y avait un rapport. Se pourrait-il que cela vienne de lui ? Une sorte de don de guérison ?
Mais tu perd la tête mon cher Luka, un don de guérisonMême si l'idée était des plus saugrenues, les faits corroborais son affreuse théorie. Tout d'abord, la blessure de son fils. Il s'était convaincu l'avoir rêvé, mais elle était bien là. Et après que l'inspecteur lui ai fait ses adieux, elle avait disparu. Et ensuite, cet homme que les gars de Thomas avait amené, celui qui s'était pris une balle et dont la blessure c'était fermé comme par magie. C'est d'ailleurs de la que Luka appris pour les élus.
Tout est donc vraie? la prophétie et tout le patatra. Luka ne pouvait croire à ça, et pourtant, tout semblait lui indiqué qu'il se passait quelque chose qu'il ne pouvait comprendre. Et comme de par le passé, même si il n'était pas d'accord, il accepta la possibilité. Il pouvait vraiment guérir? guérir, mais pas ramener les autres à la vie, pensa-t-il en repensant à ses enfants.
Alors je peux me guérir ? Moi et les autres ? Il n'en revenait toujours pas.
La réalité le rattrapa. Mais d'où était sortit l'autre. En arrivant, il n'avait vu personne. Et pourtant, il était apparu de nulle part. Tout ça pour le tuer, l'empêcher d'avancer. C'était décidé, il allait continuer, il se savait sur la bonne voie. Il se leva, ses forces revenus. Il posa sa lampe torche en direction du tunnel, enleva la protection de son glock pour le saisir rapidement au cas ou se fou reviendrait et il commença à déblayer le mur de pierre, tout en jetant souvent de rapide œillade en arrière pour se protéger.