après mûre reflexion, les deux compères dûrent arriver à s'entendre...cela se débloqua avec des remarques pertinentes d'Anthony:
- Il n’y a pas de prise autre que des bouts de taules froissées, mieux vaut ne pas se trancher un doigt, je n’ai pas l’impression qu’une ambulance pourra nous emmener en urgence pour le recoudre. En revanche un camion renversé ce n’est pas une montagne… en ce faisant la courte échelle on devrait pouvoir se hisser facilement sur la remorque.
Davy acquiesca d'un signe de tête à peine perceptible... Anthony se préparait déjà mentalement à traverser cet obstacle et semblait tracassé, de son regard transparaissait des ennuis interieurs... Ce dernier s'avança pour déposer son sac de vivres thermo-protecteur à la base de la carcasse impressionnante du camion.
-La seule chose qui me préoccupe vraiment c’est la distance entre le feu de l’autre côté et la citerne !
" Et bien c'est sûr! j'espère que l'on ne va pas tomber dans les flammes de l'enfer mais quitte a assouvir un but faisons-le, on reflechira plus tard à une nouvelle avancée... pourvu que l'on s'en sorte vivant" pensa Davy en réponse à cette phrase.
A la suite de la dernière réplique de son Acolyte, David se sentait rassuré, en effet son coéquipier savait se jouer ses peurs et évaluait les risques avec sang froid. Quoi de mieux dites -le moi? pensa Davy. La nuit donnait des allures de scène de plan d'évasion de deux détenus aux habitudes vagabondes.
-Tu as bien choisis. En effet je pariais peu sur les autres solutions, faire la courte-échelle est encore la meilleure... Laissons nos sacs et hisse-moi en premier comme tu l'as spécifier. Ce sera surement plus simple.
Là-dessus les corps se mettaient en action et l'escalade commença. DAvy posa son sac proche de celui d'Anthony et ce dernier croisa ses doigts pour former un panier, il tendis ses muscles et les assouplis comme pour tester ses forces. L'un et l'autre se jettaient des petits coupsd'oeil afin de rester synchrones. Davy s'élança et Anthony reçeptionna, d'une poussée incroyable il envoya son compère rejoindre le haut de l'obstacle. Davy pris appui ensuite sur une langue de métal née d'un froissement de la tôle de la remorque et plaqua ses mains puis ses bras au sommet. Il se hissa lorsqu'une douleur atroçe lui parvint de son bras droit...
[Tu pensais que la vie était facile Davy? que penses-tu de ce fichu corps que tu n'as jamais réellement entretenu? Il va falloir que tu prennes sur toi si tu ne veux pas réveler ta faiblesse charnelle...]
"TAIS-TOI! Ce corps est le miens, cette blessure n'est rien, ma viande et moi en faisont notre affaire!!! TOI TU N'ES RIEN! Qu'une misérable voix dans ma tête qui me rend dingue! Si je meurt c'est bien simple ! TU CREVERAS AVEC MOI ALORS LA FERME!"Après ce rapide conflit interieur le Dessinateur se hissa malgrés la douleur et le liquide bouillonnant qui commençais a se répandre dans son bandage improvisé sous le cuir et à dégouliner jusqu'a la paume de sa main. L'éffort à réouvert une plaie qu'il croyait oubliée...
L'odeur se faisait sentir, une odeur chimique de carburant. Bon sang il y avais une fuite quelquepart sur ce tas de ferraille!
- OK! J'y suis! Magnes-toi! Cria Davy dont la douleur lancinante lui vrillait le crâne et l'avant bras. Jette-moi les sacs et je te fais monter!!!
Sur ces cris, Davy sentit un malaise...
[ET PUIS QUOI ENCORE??FAIS DES CLAQUETTES SUR CE TAS DE FERRAILLE TANT QUE T'Y ES!!]
"Encore cette voix! NOM DE NOM!!"
Tout à coup c'est comme une lueur d'intelligence qui sortit de sa cachette dans son hypophyse!
Davy à crier , seul, à découvert sur un obstacle visible car éclairé par le feu et repérable à des rues à la ronde...
Un grand mec comme ça serait à la merci de n'importe quoi perché comme une cible parfaite en haut de ce camion... offrant de plus à la rue nouvelle et aux regards qui pourraient se poser dessus, le dessous faillible du camion avec ses tuyaux apparants, pot d'échappement, réserves et tout une floppée de mécanismes qui si le moindre coup de feu était tiré ferait sauter le quartier...
Que contient cette citerne pensa en un éclair Davy, de l'eau il faut espérer! Pendant que lui aiderait son camarade de fortune son arrière serait offert au tout venant! Davy regardais la cabine et vis que du feu prennant sa source à l'interieur même de l'habitacle du conducteur se répandait de la portière en passant par la roue avant droite du camion, la gomme fondait pour se déposer sur le bitume éventré en contre-bas. Dans ces conditions où la nuit et les décombres rendent difficile l'observation, attendant Anthony et ne distinguant que dalle qui ressemble à une flaque d'éssence, Davy était bien en peine de ne pas réellement contrôler la situation...
-Dépechons-nous et descendons au plus vite de ce truc-là, le bar est juste là! Lança Garuda en se penchant et en tendant sa main à Anthony...