- « Je comprends. Moi aussi j’ai eu du mal à accepter ce genre de choses au début. Mais tu sais, j’ai entendu des anciens raconter des trucs dingues !
Comme l’histoire de l’homme qui une nuit, a renversé un tapir sur une route. Et le lendemain matin, il a trouvé son père au lit, mourant. Il avait la poitrine enfoncée et une jambe en compote !
Le pire, c’est que trois ans plus tard, cet homme a été tué par un chasseur. Il était nu, en pleine forêt. Et le chasseur jura avoir vu un tapir dans le noir...
Mais c’est la première fois que j’ai ce genre d’images. Enfin… éveillé ; je fais des rêves étranges, parfois.
Je saurai pas dire si c’est un souvenir ou une vision. J’ai juste l’impression d’avoir… déjà vu ça en rêve. »
Aux questions d’Alvarez, il vérifia quelles têtes ils avaient, sur les papiers trouvés en face.
- « Oui, c’est bien eux. Jacques et Lucie. »
Cela faisait un peu Marc et Sophie… Heureusement, il ne se mit pas à le chanter !
- « Je les connais pas, et pourtant… »
Juan fronça les sourcils, nerveux, en colère, sans bien savoir pourquoi.
- « On a vus les impacts de balles, et le sang du fauve dans le couloir. Je crois que c’est le militaire qui a tiré.
S’ils sont venus ici et repartis sans leur jeep, pourquoi ? Le jaguar devait être gravement blessé. Et le serpent enfermé…
On dirait qu’ils n’étaient pas, ou plus, menacés ici.
Il n’y avait pas un autre indice, chez Garuda ? Parce que soit c’est le militaire qui l’a tué, soit c’est un autre tueur en liberté ! »
Bizarrement, Juan préférait les histoires d’âmes et de chamans à celles de guérillas urbaines ! Pour lui, c’était moins inquiétant.